Par Igor JOVICIC
Publié le Tue 15/09/2026 - 00:00
Abbott Laboratories a accepté de payer environ 385 millions de dollars pour régler des allégations selon lesquelles la société aurait vendu des préparations pour nourrissons contaminées. Les Etats-Unis ont accusé le groupe de santé d'avoir provoqué la soumission de fausses déclarations entre janvier 2018 et décembre 2022, en amenant des programmes étatiques et fédéraux à acheter des préparations en poudre pour nourrissons qui présentaient un risque de contamination. Abbott aurait fabriqué les préparations dans ses usines de Sturgis, dans le Michigan, et de Casa Grande, en Arizona, où ses processus de fabrication ne respectaient pas les exigences légales, réglementaires et contractuelles, a indiqué le ministère de la Justice. La plainte alléguait qu'Abbott fabriquait sciemment des préparations dans un environnement où la contamination était possible. Les fuites de toiture étaient fréquentes dans l'usine de Sturgis, où de l'eau pouvait s'écouler sur les équipements, et Abbott utilisait des solutions temporaires telles que des parapluies anti-fuites de toiture, selon les allégations.
La Bourse suisse a terminé la séance de lundi dans le vert, à contresens des autres places européennes, soutenue par la solide performance de ses poids lourds. A la Bourse suisse, l'indice SMI a clôturé la séance en progression de 0,75% à 13'878,50 points, après avoir ouvert en petite hausse de 0,40%. Parmi les autres indices, le SLI a crû de 0,19% à 2224,12 points et le SPI a pris 0,43% à 19'538,62 points. Le géant pharmaceutique Roche (+5,0%) est resté en tête du tableau des valeurs vedettes, soutenu par de bons résultat pour un traitement du cancer du poumon. Les deux autres grandes capitalisations du marché helvétique ont également soutenu la tendance positive avec Nestlé (+2,1%) et Novartis (+1,7%), ce dernier poursuivant son rebond après ses déboires de la semaine dernière. En fond de classement se trouvaient l'équipementier de pompes à vide VAT Group (-7,7%), qui a fait les frais des inquiétudes des investisseurs quant à l'IA. Il en allait de même pour le géant de l'électrotechnique ABB (-4,1%), tandis qu'UBS (-2,8%) occupait l'antépénultième place. Sur le marché élargi, le sous-traitant pharmaceutique Siegfried (+3,5%) a été recherché, soutenu par un relèvement de l'objectif de cours par Bernstein.
Europe
Les marchés d'actions européens ont terminé en repli lundi, pénalisés par des interrogations sur le futur rythme de développement de l'intelligence artificielle (IA) et le nouvel accès de fièvre du pétrole. Au son de la cloche, l'indice Stoxx Europe 600 a plié de 0,5%, à 635,99 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 ont perdu 0,8% chacun. Le DAX 40 à Francfort a reculé de 0,5%, alors que le FTSE 100 a grapillé 0,4% à Londres. IA: les valeurs liées à l'IA reculent nettement en raison des interrogations sur le futur rythme de développement de l'IA. Dans le secteur des semi-conducteurs, STMICROELECTRONICS (-6,6%) et SOITEC (-12,6%) sont pénalisés tandis que les spécialistes des matériels électriques SCHNEIDER ELECTRIC (-6,5%) et LEGRAND (-6,7%) souffrent également. BASF (+1,1%): le groupe de chimie allemand a annoncé lundi qu'il avait mandaté plusieurs banques en vue de la scission et de l'introduction en Bourse de sa division de solutions agricoles, qui devrait intervenir mi-2027. CAPGEMINI (+6,6%): le groupe de services numériques a annoncé samedi avoir conclu un accord pour vendre sa filiale Capgemini Government Solutions (CGS) à ITC Federal, un fournisseur américain de services et de solutions digitales pour les agences fédérales chargées de la sécurité intérieure et de la défense.
États-Unis
La Bourse de New York a terminé sur un repli limité lundi, après avoir été secouée par les avertissements pour ralentir le développement de l'intelligence artificielle (IA) et la nouvelle hausse du pétrole. L'indice Dow Jones a fini en recul de 0,3%, à 52.421,17 points, tandis que le S&P 500 a cédé 0,5%, à 7.619 points. Pour sa part, le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a perdu 0,6%, à 26.186 points. Les indices se sont éloignés de leur plus bas de la séance après que le pétrole a limité ses pertes en clôture malgré les inquiétudes sur l'approvisionnement en raison de l'aggravation du conflit au Moyen-Orient. INTEL (-5,6%), ADVANCED MICRO DEVICES (-4,4%), MICRON (-5,3%), MARVELL (-7,3%), NVIDIA (-3,4%): les fabricants de puces reculent dans le sillage de leurs homologues asiatiques et européens, alors que les dirigeants des principales sociétés d'intelligence artificielle (IA) ont plaidé ce week-end pour un ralentissement du développement de cette technologie en raison des problèmes de sécurité qu'elle soulève. Sam Altman, le directeur général d'OpenAI, a même indiqué que l'entreprise ne s'introduirait pas en Bourse cette année "compte tenu de tout ce qui se passe en matière de sécurité". D'autres entreprises liées à l'IA reculent lundi, comme les spécialistes des solutions de stockage SANDISK (-5%), SEAGATE TECHNOLOGY (-3%) et WESTERN DIGITAL (-4,5%). Le spécialiste des réseaux optiques COHERENT (-12,7%), le fabricant de verre de spécialité CORNING (-13,7%) et la société d'optique et de photonique LUMENTUM (-9,9%) dévissent. ORACLE (-3,6%): le cofondateur et président exécutif d'Oracle, Larry Ellison, a renoncé à son projet de céder jusqu'à 50 millions d'actions du groupe, selon un communiqué publié samedi par Oracle. Un document déposé la veille auprès des autorités boursières indiquait que Larry Ellison prévoyait de céder jusqu'à 50 millions d'actions Oracle, évaluées à environ 7,5 milliards de dollars sur la base des récents cours de Bourse.
Asie
Les marchés boursiers asiatiques affichent des pertes ce mardi. Ils suivent ainsi la tendance baissière de Wall Street. À Tokyo, l'indice Topix recule de 0,7 %. Les valeurs du secteur des semi-conducteurs ne reculent que légèrement : Tokyo Electron et Renesas perdent chacune un demi-pour cent, tandis qu'Advantest recule de 1,8 %. Softbank, en revanche, affiche une forte reprise de 7,8 %, et Kioxia gagne 0,9 %.
Obligations
Le rendement des bons du Trésor américain à deux ans, particulièrement sensibles à la politique monétaire, a reculé de 0,010 point de pourcentage pour s'établir à 4,632 %. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a quant à lui baissé de 0,014 point de pourcentage, à 4,960 %. Au cours de la séance, le taux des obligations à 10 ans a franchi la barre des 5 % pour la première fois depuis 2023. À son plus haut niveau, ce taux a atteint son plus haut niveau depuis le 19 juillet 2007. Le taux des obligations à 30 ans a reculé de 0,027 point de pourcentage, à 5,327 %, mais a tout de même clôturé à son troisième plus haut niveau de l'année.
Analyse
MS abaisse la note de Stellantis à Underw. (Equalw.) – Objectif : 4,50 (5,70) EUR
BoA relève l'objectif de cours d'Unicredit à 113 (100) EUR – Buyt
UBS relève la note de Campari à Buy (Neutral) - Objectif : 7 (6,10) EUR
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